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Voyage du Retour

14 May

Il commence sans freins,
Se termine par une capture sans fins,
ce voyage.

Allongé dans ma cellule les yeux ouverts,
avec une joie et des sourires feints,
Je vois ma liberté consumée, mon heure venue –
Les larmes font déborder le vase de ma peine;
Ma maison est une cage aux barreaux d’acier
où le faux devient vrai, où les rêves sont brisés,
les espoirs tabassés,
où d’un nouveau statut on se voit gratifié!

L’ironie de tout ça – la détention et le reste:
Etre si petit et se tenir si haut.
Des années de larmes, des journées de labeur,
il ne reste que la peur, au bon plaisir des tyrans.
Une ordination qui expirera sûrement
sans tarder.
Mais en attendant, cette farce on doit l’endurer
seul.

Maintenant que l’on a bien appris sa leçon:
Que “la patience est une vertu”
Et que la vertu est forgée de fer,
Alors la poésie est mise en mouvement
(peut-être même sera-t-elle appréciée).

Encore et encore sur le papier j’écris,
Sachant quoi mais jamais quand –
là où les rêves commencent et les cauchemars
s’achèvent –
Je rentrerai chez moi auprès de ceux que j’aime.

-Moazzam Begg, Former Guantanamo Detainee

Read this poem in English

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